Jean Luc Delarue, très affaibli par son cancer de l'estomac, est absent du procès de la cocaïne qui s'est ouvert lundi au tribunal de Nanterre où comparaissent 12 autres personnalités du showbiz, des consommateurs et de 5 petits dealers.
L'ex animateur vedette de France2 sera quant à lui jugé à partir du 1er février 2013 pour "détention et acquisition de stupéfiants", son audience a été renvoyée pour cause médicale. Son avocat l'a d'ailleurs excusé en expliquant qu'il est "incapable de pouvoir s'expliquer comme il aurait souhaité le faire devant le tribunal".
Depuis lundi, les témoignages des prévenus en disent long sur la dépendance du présentateur TV. Lors de la perquisition de son appartement 16 grammes de cocaïne avaient été trouvés, mais il apparaît que Jean Luc Delarue ne stockait pas beaucoup, ou plutôt écoulait vite ses sachets. Ainsi le patron du réseau qui fournissait Jean Luc Delarue, Farès Boughediri, explique que ce client était très "pressé", et que souvent il fallait "délaisser les autres clients" pour lui, mais qu'il le lui rendait bien... Jean Luc Delarue consommait jusqu'à 20 grammes de coke par semaine, et dépensait pour 8 000 euros de cocaïne par mois !
En grande dépendance, Jean Luc Delarue, appelé "VIP" par le réseau, passait ses commandes par sms, et exigeait d'être livré dans les 2 à 3 heures. Entre temps, il faisait du "harcèlement" s'inquiétant d'un retard de livraison, de la qualité du produit... Cette impatience, il l'a payée plus cher que le prix du marché, 30 euros plus cher le gramme. Et tout le monde profitait de cette addiction : Farès Boughediri, appelé dans le milieu "Kiks" mais aussi Aurélie Julien, une galeriste qui servait d'intermédiaire, et qui a gagné environ 3 500 euros avec Jean Luc Delarue...
Les petits dealers qui fournissaient la célébrité encourent entre 6 mois et 2 ans de prison ferme.
Jean Luc Delarue encourt lui jusqu'à 10 ans de prison, mais il faudra attendre le terme de son procès en février prochain pour avoir la réponse.