La réalisatrice de Polisse, Maïwenn, ne peut retenir ses larmes face à la photo de sa mère qui s'affiche sur le plateau de C à vous. C'était lundi 20 février sur France 5, autour de la table d'Alessandra Sublet.
Comme à l'accoutumée, la présentatrice, autour d'un dîner convivial, converse sympathiquement sur l'actualité et les souvenirs de ses invités. Au détour d'une conversation sur Isabelle Adjani, Maïwenn évoque sa mère et le conflit qu'a entraîné sa fascination pour l'actrice qu'elle a eu l'occasion de rencontrer sur le tournage de "L'été Meurtrier". Dans le film de Jean Becker, elle y interprète le rôle d'Eliane joué par Isabelle Adjani, enfant.
Maïwenn s'explique sur la relation difficile qu'elle entretient avec sa famille :
"Ma mère jalousait que je sois fan d'Isabelle Adjani (...) Ma mère et Isabelle Adjani ont une relation particulière... Elles ont les mêmes origines, elles sont algériennes et métisses, elles ont été dans le même lycée...".
L'émotion est palpable, Maïwenn ne pourra contenir ses pleurs à la vue de la photographie de sa mère qui fait suite à celle d'Isabelle Adjani.
Elle réagit en lançant "Ça c'est pas très gentil de mettre la photo de ma mère, il ne fallait pas la mettre" avant de s'effondrer en larmes.
Alessandra Sublet qui ne s'attendait visiblement pas à provoquer une telle situation dramatique essaie de comprendre la réaction de son invitée mais décide vite d'interrompre le direct avec quelques minutes d'avance. "Si nous avions su que c'était si terrible, on ne l'aurait pas fait. Et j'en suis mille fois désolée..."
A la reprise du programme, apaisée mais encore troublée, elle sera aux côtés de son actrice dans Polisse et amie, Emmanuelle Bercot.
L'enfance douloureuse de Maïwenn a souvent été abordée lors d'interviews ou par le biais du cinéma. Dans son premier long-métrage sorti en 2006, Pardonnez-moi, Maïwenn filme la révolte d'une fille autrefois battue par son père.
Le caractère autobiographique de ce film/documentaire n'échappera à personne, le père de Maïwenn, contrairement à sa mère, l'actrice et réalisatrice Catherine Belkhodja, a reconnu la maltraitance sur son enfant alors âgée de 7, 8 ans. En revanche, la cinéaste ne pardonne pas à sa mère "qui a été physiquement violente jusqu'à (s)es 15 ans et continue de nier".
Maïwenn, soeur d'Isild Le Besco a délaissé son nom de famille en 1991. Elle est aujourd'hui en lice pour les César 2012 qui auront lieux le 24 février, avec pas moins de 13 nominations pour Polisse !